Alors on repense, on repense à cet été. On regarde ses photos, on se rappelle tout. On se dit qu'on a hâte à l'année prochaine. Histoire d'avoir de nouveaux souvenirs à se remémorer l'hiver prochain. & ainsi de suite.
Et ce sont tous ces souvenirs, même les pires & mêmes les bêtises qui nous enroulent cette espèce de corde tout autour de notre gorge, & comme pour montrer qu'ils sont présents, qu'ils sont bien là & comme s'ils étaient vivants, ils tirent sur cette satanée corde. Tout en nous laissant un petit message du genre "Souffres, souffres. Penses à moi. Allez, tortures toi. Penses. Oui, penses. Plus tu y penseras, plus tu souffriras.. & mieux ce sera pour moi. La souffrance m'alimente. On a faim. Ta mémoire a faim. Penses. Souffres."
Et après avoir tiré sur la petite corde, comme s'ils n'étaient toujours pas satisfaits, ils font un n½ud. Ce n½ud, c'est un peu leur signature. Comme ça, on les oubli pas. Comme ça, ils restent. Longtemps. Et dès qu'on commence à oublier, c'est la même scène.
Pourtant, on a hâte. & on en veut encore.
Comme quoi, l'être humain n'est qu'un esprit n'aspirant qu'à s'auto-mutiler. L'unique quête de notre vie, c'est souffrir & envier. Voilà, c'est tout. & c'est la vérité.
[Le mémorial de Berlin. Le 26 novembre 2009.]
Et ce sont tous ces souvenirs, même les pires & mêmes les bêtises qui nous enroulent cette espèce de corde tout autour de notre gorge, & comme pour montrer qu'ils sont présents, qu'ils sont bien là & comme s'ils étaient vivants, ils tirent sur cette satanée corde. Tout en nous laissant un petit message du genre "Souffres, souffres. Penses à moi. Allez, tortures toi. Penses. Oui, penses. Plus tu y penseras, plus tu souffriras.. & mieux ce sera pour moi. La souffrance m'alimente. On a faim. Ta mémoire a faim. Penses. Souffres."
Et après avoir tiré sur la petite corde, comme s'ils n'étaient toujours pas satisfaits, ils font un n½ud. Ce n½ud, c'est un peu leur signature. Comme ça, on les oubli pas. Comme ça, ils restent. Longtemps. Et dès qu'on commence à oublier, c'est la même scène.
Pourtant, on a hâte. & on en veut encore.
Comme quoi, l'être humain n'est qu'un esprit n'aspirant qu'à s'auto-mutiler. L'unique quête de notre vie, c'est souffrir & envier. Voilà, c'est tout. & c'est la vérité.
[Le mémorial de Berlin. Le 26 novembre 2009.]



